Second roman de cette autrice après « Dès que sa bouche fut pleine ».
Un roman qui consume, qui brûle tout sur son passage. Emilie est magistrate, elle a une foi inébranlable dans le système judiciaire, elle met toute son énergie à prendre les bonnes décisions en urgence.
Il suffit parfois d’un appel téléphonique pour que tout bascule. Brûler grand s’ouvre sur cette banalité brutale, un appel insistant dans la nuit, puis on retrouve Emilie sur le parking, son corps a lâché mais elle tient toujours ses téléphones…
Son médecin lui dit qu’elle fait un burn-out, elle tient à ce « qu’on la répare », pour qu’elle puisse redevenir comme avant, fonctionner. Emilie participe à un programme pour personnes épuisées, un programme de « recentrage ». Au cours de son séjour, entre coloriages et soins du corps, elle découvre d’autres profils qui la font s’interroger sur sa propre identité, ses émotions ou ses expériences.
Brûler grand est un texte d’observation précise, qui montre comment l’exigence de disponibilité totale finit par consumer ceux qui y croient le plus. C’est un roman drôle qui interroge notre rapport au travail pour tenter de l’éclairer.
♥️ Sophie